Archive pour août 2009

Laïcité !

Définition de la laïcité : «  Conception politique impliquant la séparation de la société civile et de la société religieuse, l’État n’exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique  »

Articles de presses

-  Saviez vous que de jeunes musulmanes réclament d’être exemptées des cours de sport et de biologie, tout en étant non pénalisées pour leur examen ?

(Source : Nouvel Obs)

- Saviez vous que des musulmanes exigent et obtiennent des horaires qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales ?

(Source : Revue politique)

- Saviez vous que des étudiantes musulmanes,  leur examen, exigent et obtiennent d’être accompagnées de leur mari et d’être jugées par une femme ?

(Source : Nouvel Obs)

- Saviez vous qu’une association musulmane (‘Unir’  à l’Université Paris’ XIII) remet en cause le droit d’un professeur ’de culture occidentale’ de juger le travail d’un étudiant musulman ?

(Source l’Express)

- Saviez vous que des musulmans réclament et obtiennent la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ?

- Saviez-vous que des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ?

(Source : Le Parisien)

- Saviez vous que des musulmans réclament et obtiennent l’interdiction de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont  majoritaires ?

- Saviez-vous que dans l’administration, des musulmans réclament des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques ?

- Saviez vous que des musulmans réclament des salles de prières dans nos collèges, nos lycées et nos universités ?

- Saviez vous que des musulmans demandent aux écoles, universités et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes ?

- Saviez vous que des musulmans réclament une révision de nos livres d’histoire pour y intégrer l’histoire de leur pays et de leur religion ?

(Source : Nouvel Obs)

- Saviez-vous que dans nos manuels scolaires, vont être supprimés toutes références à Charles Martel ou autres Jeanne d’Arc, afin de ne pas froisser les français musulmans ? - Saviez vous que des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des métiers publics (administration, hôpitaux, écoles, Justice) avec un tchador ? – Saviez vous que des musulmanes voilées et étudiantes en médecine exigent de ne soigner que des femmes ?

(Source : Le Monde, Le Figaro)

- Saviez vous que des médecins se sont faits tabasser pour avoir soigné des femmes sans le consentement de leurs maris musulmans ?

(Source Le Monde, Le Figaro)

- Saviez-vous que sur bon nombre de collèges français à majorité afro-maghrébine, on trouve les inscriptions  ’ Morts aux Juifs ’, ’ Mort aux chrétiens ’ ou ’ Vive Ben Laden ’  ? – Saviez vous que lors des manifestations contre la guerre en Irak, certains «pacifistes» musulmans exhibaient des portraits de Ben Laden ou de Saddam?

(Source Les 4 vérités)

- Saviez vous que le sauvageon nommé Djamel ayant brûlé vif une jeune fille, Sohane, s’est vu acclamé dans sa cité du Val de Marne lors de sa venue à la reconstitution des faits ?

(Source : JT de France 2)

- Saviez vous que les jeunes noirs et musulmans ayant brûlé vif un vigile de race blanche d’un supermarché à Nantes (en 2002) n’éprouvent aucun remord et sont fiers d’eux ?

(Source : Témoignage de l’avocat)

- Saviez vous qu’un manuel de bonne conduite ’Le licite et l’illicite en Islam’, vendu en France depuis 10 ans, explique comment un bon musulman doit frapper sa femme :  ’ avec la main ’,'sans fouet ’ ni ’ morceau de bois ’,  et ’ en épargnant le visage  ’ ?

(Source : l’Express)

- Saviez vous que des milices islamiques patrouillent dans les rues d’Anvers et d’ailleurs pour  ’surveiller les mauvais flics blancs racistes’ et appliquer leur propre loi ?

(Source : Libération)

- Saviez-vous que des nouvelles lois vont obliger la police, l’armée et la fonction publique en générale à embaucher en priorité des  ’ jeunes ’ issus de l’immigration et que 35 entreprises dont France Télévision, Peugeot ou  encore le groupe alimentaire Casino ont signé un contrat de préférence  étrangère pour l’embauche de leur personnel ?

(Source : gouvernementale et syndicale).

- Saviez-vous que dans des lycées, des musulmanes enfilent leur manteau avant d’aller au tableau afin de n’éveiller aucune convoitise, que dans des écoles primaires des pères musulmans refusent que leurs fillettes soient laissées dans la classe d’un instituteur remplaçant l’institutrice, qu’une école a dû organiser un sas, sans fenêtres, pour reconnaître les mères, voilées de la tête au pied, avant de leur rendre leurs enfants ?

(Source : Le Monde 09/07/04)

- Saviez-vous que dans des écoles primaires, des élèves sont allés jusqu’à instituer l’usage séparé des deux robinets des toilettes, l’un réservé aux  ’ musulmans ’, l’autre aux ’ Français ’ ou qu’un responsable local du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de sport, car, selon lui,  ’ un circoncis ne peut se déshabiller à côté d’un  impur ’ ?

(Source : Le Monde 09/07/04)

- Saviez vous que les autres communautés religieuses, (juive, hindouiste, bouddhiste, etc.) n’exigent pas de revendications équivalentes ?

 

Alors, pourquoi et comment en arrive-t’on à de tels extrêmes ? A quel moment doit-on réagir, et rétablir la complète laïcité de nos écoles ? Etre le “Pays des Droits de l’Homme” ne veut pas dire que notre tolérance doit nous conduire à une perte identitaire certaine, et ce d’une façon totalement passive, en bafouant les lois aux profit de rites ! J’ai souvenir d’une école où les règles étaient les mêmes pour tout le monde. J’ai plus de 600 jours d’hospitalisation au compteur, et ceux qui ne veulent pas manger comme tout le monde se débrouillent sans vagues et sans agressivité !

Votre opinion m’intéresse fortement. Je ne veux pas être ultra-patriotiste, je laisse cela aux américains, ils en ont besoin. Mais je ne veux pas non-plus me voiler la face.

Fabrice.

Source image France24

france

4 commentaires

$$$$$alaires !

Il y a un point particulier sur lequel j’aimerais m’attarder, c’est le mode de calcul de la quote-part de notre très enviée Sécurité Sociale. J’estime que nous nageons là en plein paradoxe. Nous sommes dans une société dite “évoluée”, ouverte, prônant la démocratie tous azimuts, et puisque nos ministres, députés, sénateurs, et même notre président de la république affichent (comprendre ici : une partie de (N.D.L.R.)) leurs revenus SANS PUDEUR, mais sans omettre de nous faire culpabiliser, ne serait-ce que pour la dépense publique, la déforestation des mailles du panier de la ménagère, peuchère, et bien, parlons d’argent !

Afin d’entrer calmement en matière pour ce sujet délicat qui nous concerne tous (l’Etat, c’est nous, pardi !) je vous propose de rendre ‘’mon salaire’’ public ! Âmes sensibles s’abstenir, ce manque inélégant de pudeur pourrait vous choquer, j’en suis conscient, et m’en excuse d’avance. Vous êtes sûr de vouloir rester ? Bon, soit, commençons :

J’avais un statut d’artisan lors de mon accident. (Vous connaissez tous la plus grande entreprise de France, tout de même ?) Je suis donc généreusement pensionné par ma caisse de retraite pour un montant de… 232,99 €/mois, cotisations sociales déduites. Notre quotient familial me permet de bénéficier de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH), privilège s’élevant à 628,10 €/mois. Mais là, pas question de cumuler les mandats (postaux !) ! AAH (628,10 €) moins la pension de 232,99 = 392,55, soit 625,54 € nets par mois TOUT cumulé. Tiens, 625,54 – 628,10 = - 2,56 !!! Que multiplie 12 mois, cela fait - 30,72 !!! En plus, ils me grugent, les fourbes ! Le seuil de pauvreté est de 817 € mensuel, dois-je le rappeler ?

Bon, ça, c’est fait. Ensuite, dans la liste de matériel citée en “Fiche perso”, vous avez bien sûr dû bondir en voyant les chiffres ! Je vous rassure, ils sont bien en €uros, et il n’y a pas de faute de frappe non plus, j’y ai bien veillé. Alors, d’où viennent ces fonds ?

Non, je ne me suis pas endetté sur 30 ans. De toute façon, il faut renouveler la plupart du matériel à 5/6 ans ! Avec l’aide d’assistantes sociales, nous remplissons des dossiers complets de demande de financement, dans lesquels tout doit être consigné. Pathologie, taux de handicap, situation familiale, maritale, patrimoniale, etc… Depuis quelques mois, un organisme nommé MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapés) a été mis en place afin d’éviter aux personnes ‘’en situation de handicap’’ (!?!?) d’avoir plusieurs organismes à contacter pour obtenir cet indispensable matériel, ces aides techniques. C’est un peu un centre de gestion et de coordination spécialisé, dont une partie est issue du monde médical (médecins, ergothérapeute, infirmiers…) et ni plus ni moins dépendant du Conseil Général.

L’action des MDPH est très controversée selon les dires de certain (et oui, départemental !), mais pour ma part, je leur dois un grand coup de chapeau, et je peux vous affirmer que des gens se démènent véritablement “en coulisse” pour rendre notre avenir plus serein, notre quotidien plus facile, et du même fait, soulager nos familles d’une partie de ce lourd fardeau qu’est une personne dépendante.

Il faut beaucoup de patience, et compte tenu des sommes engagées, les vérifications sont de mises. Je ne vais pas vous apprendre ce que peut inventer l’être humain pour détourner l’argent d’autrui (cf 3e et 4e lignes de cet article ; -)) ! Environ 15 mois pour mon lève malade ou mon fauteuil Permobil. Les dossiers valides passent en commission afin d’obtenir LE financement. Je vais être franc jusqu’au bout, voici le détail du financement de mon fauteuil électrique :

Permobil C500

26 126,06 €

Part Sécurité Sociale

-5 264,32 €

Part Mutuelle

-2 105,72 €

Part Prestation de Compensation

-11 715,35 €

Fonds d’aides complémentaires

-5 040,67 €

Solde à ma charge

2 000 €

Vous constaterez que la part SS (Sécurité Sociale) est de 5 264,32 €, c’est la somme plafond maximale qu’elle alloue pour un fauteuil électrique. J’habite à la campagne, tout est loin, les routes sont des champs de bosses, si ce type de matériel m’a été accordé, c’est à la vue de mes besoins, pas de mes caprices ! J’ai ‘’simplement’’ revendiqué le droit d’avoir une vie sociale et familiale, donc d’avoir du matériel digne de ce nom, car les modèles 100 % pris en charge (il y en a bon nombre) ne me permettaient pas ce genre de “loisir” !

Allez, encore quelques exemples, et puis je vous fiche la paix. La prise en charge SS du fauteuil manuel (Quickie) est plafonnée à 558,99 € (février 2006). Le fauteuil valait 2 829,99 €, j’ai dû donc rajouter 2 047 €, et la mutuelle, 224 € ! Mais un fauteuil sans coussin anti escarres n’est pas un fauteuil complet. Coussin Stimulite : 647 €. Quote-part Sécu : 184 €. Charge perso : 462,50 €. Et c’est mon second coussin. Le premier faisait environ 700 € pour seulement 98 € de prise en charge!

Si un tétraplégique prend un ‘’bon fauteuil’’, c’est avant tout parce qu’il n’a pas ou peu de force, et qu’un fauteuil de base représente une vraie menace pour ses épaules, l’exposant rapidement à de sérieuses tendinopathies (tendinites, arrachements ligamentaires, etc.), voir beaucoup plus grave. Un fauteuil de qualité, c’est un gain de poids, une facilité à manœuvrer, un roulage beaucoup plus “léger”, et nous y passons nos journées dessus ! Nos bras sont devenus nos jambes, rappelez-vous de cela ! Quelle somme représentera des mois d’hôpital, des interventions chirurgicales coûteuses (lorsque cela est réparable !), de la rééducation lorsqu’elles lâcheront ? Ce n’est pas un luxe, ni du caprice ! Une escarre aux fesses, cela se traduit par des mois d’hôpital (toujours 700 €/jour environ), avec parfois de la chirurgie reconstructrice ! Il arrive à des personnes de rester un an au lit pour des escarres ! Alors, est-ce trop cher de rembourser intégralement un coussin ? C’est moins cher qu’une journée d’hôpital, et c’est INDISPENSABLE, INCONTOURNABLE, bon sang de bonsoir !!!

“La vie à tout prix” : 62 jours de réa = 115 000 € environ, tout en sachant dans quel état de dépendance j’allais en sortir. 447 jours d’hôpital pour me permettre de me rééduquer, de me ‘’reconstruire’’, pour finalement mégoter sur quelques milliers d’€uros ? Débranchez-nous en réa, dans ce cas ! Dites à nos familles : “Dans le meilleur des cas, il ne coûterait que … €/ mois, son espérance de vie est de tant… la société ne peut pas se le permettre, déjà que notre gouvernement nous coûte un bras, de plus notre premier ministre est dans la chambre d’à côté… désolé… nos excuses à la famille et tout et tout…”

Ou bien alors, l’Etat doit faire ce qu’il nous suggère : “Vous n’avez pas le choix, il faut assumer votre situation de handicap, et ne pas vous apitoyer sur votre sort ! Nous vous entendons. Nous entendons votre demande !”

Alors lorsque je vois certain ‘’CMU’’ (Couverture Maladie Universelle) faire des tours gratuits de VSL (Véhicule Sanitaire Léger), sans AUCUNE pathologie, juste pour ne pas payer un ticket de bus ou de car, vous comprendrez aisément que mon sang ne fait qu’un tour ! Quels sont les critères d’attribution et de distribution des droits. De qui se moque-t-on ? De NOUS, de VOUS, bien sûr !

De même lorsque nous cherchons des places de parking pour handicapés, et que des gens arrivent avec un macaron GIC (Grand Invalide Civil), et qu’ils sortent presque en courant de leurs voitures, je me demande si les médecins conseils de la Sécurité Sociale, vénérables représentants de la Haute Autorité, ne sont pas tout simplement DE GRANDS MALADES !!!!!!!!

Parking et handicap.

Ah, ça va tout de suite mieux, tiens. Il fallait que cela sorte. Je vais très certainement recevoir des dizaines de mails grâce à ce ‘’papier’’, mais qu’importe. Je suis prêt à en débattre. J’assume pleinement mes écrits, de même que mon statut d’adulte handicapé.

Et si vous êtes sur le fond d’accord avec ceci, et bien faites passer ce lien, faite circuler l’information. Je ne parle que de mon cas, certes, mais c’est le triste sort de trop de d’adultes, mais aussi de parents d’enfants handicapés. Et tous n’ont pas la chance de pouvoir HURLER leur injustice, leur frustration, leur désespoir, car depuis trop longtemps, plus personne ne les écoute.

Fabrice.

échafaud

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Temps imparti.

Lorsque l’on demanda au Dalaï Lama ce qui le surprenait le plus dans l’humanité, celui-ci répondit :

« Les hommes !….. parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de

l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.

Et, à penser anxieusement au futur ils oublient le présent, de telle sorte,

qu’ils finissent par non-vivre ni le présent ni le futur.

Ils me semblent vivre comme s’ils n’allaient jamais mourir…

Et meurent finalement, comme s’ils n’avaient jamais vécu » .

Et c’est si vrai ! Egalement beaucoup plus facile à dire qu’à mettre en pratique. Notre vie ‘’moderne’’ est une véritable course contre la montre… perdue d’avance. Le temps est une chose que nous ne pouvons pas contrôler, fort heureusement, car ce serait de toute évidence une source de conflit supplémentaire !

 

Il m’aura bien fallu 36 mois pour pouvoir justement comprendre, et surtout apprendre à me détacher du besoin impérieux de ‘’tuer le temps’’, faute de pouvoir le rattraper. J’étais très ‘’formaté’’, et il y avait toujours quelque chose de prioritaire à faire, des clients à rencontrer, des devis en attente. Un peu à la manière du fumeur qui arrêtera forcément demain, le travailleur passe vite à côté des priorités existentielles. Et pourtant, nous prendrons bien le temps de mourir. Serons-nous prêts ? Emmène-t-on sa fortune, son entreprise, sa voiture ou sa résidence secondaire ? Mon père répétait souvent : « Certains hommes doivent être si riches, que ça doit les ennuyer de mourir ! »

 

Il suffit de penser à ce que l’on n’aurait pas eu le temps de faire si… tout s’arrêtait là… ou demain. Qu’aurait-on aimé dire à un proche, à ses enfants ? Combien d’actes manqués ? « Il a emporté son secret dans la tombe ! » Voilà un bel exemple de manque de communication. Peut-être que la révélation du secret était prévue pour le lendemain !

Le temps qui nous emmène vers une inéluctable fin est décompté à chaque seconde, et c’est la même chose pour tous. La seule inconnue est l’ultimatum. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus travailler, plus rien construire, pour ne vivre que dans l’attente de cette mort… qui de toute façon arrivera ! Mais profiter de chaque instant comme une chance unique, précieuse, comme un trésor.

 

Car même si ce n’est vraisemblablement pas prévu pour bientôt… tic-tac, tic-tac, tic-tac… ‘’Le souvenir de la mort est pire que la mort. Et pire que la mort est l’annonce de la mort.’’ (J.F. Deniau)

Et le temps s’échappe…

Fabrice.horloge-probe

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« H » comme Hôpital !

Hôpital, un nom commun, ‘’communément employé’’, banalisé, trop souvent attaché à une image d’urgence, et finalement si méconnu. Trop souvent critiquée, montrée du doigt, cette institution est beaucoup trop perçue comme une ‘’grande entreprise’’ française dont on médiatise la gestion à qui mieux mieux, la détournant à son insu de sa SEULE vocation, qui, faut-il le rappeler, est de soigner les gens ! La plupart des concitoyens ne le connaîtront jamais, ce qui est très bien, ou alors au travers de visites après de membres de leur famille, de proches. D’autres y feront de petits séjours, très souvent le temps d’une intervention chirurgicale, quelques semaines tout au plus, et sans séquelles.

Le ‘’grand contact’’, si j’ose dire, est très souvent par le biais des urgences : chutes, brûlures, fractures, grippe du week-end, etc.… et presque tous ceux qui en ressortent font le même constat, trop d’attente, pas assez de personnel, service débordé. Je ne vais pas rentrer dans un débat socio-économique ici, même si cela est pourtant fort tentant. Si les gens n’y allaient pas ‘’pour un rien’’, et s’il était encore possible de trouver des médecins généralistes de garde les week-ends et jours fériés, le taux de fréquentation serait vraisemblablement revu à la baisse, rétribuant son juste rôle à cette partie de l’hôpital : l’urgence, pardi !

L’autre aspect économique est le faible coût des soins, sans avoir d’avance à faire. De plus en plus de ‘’nouveaux pauvres’’ sont confrontés à une certaine précarité, la vie est de plus en plus chère, alors… l’hôpital redevient ce pour quoi il a été initialement créé : un établissement charitable où l’on accueillait les pauvres et les voyageurs, un asile. Cela est un phénomène de société, et pourtant c’est bien sûr les urgences que l’on tape, et les urgentistes qui sont pointés du doigt ! Je vous laisse en débattre, mais je trouve cela un peu trop simpliste et beaucoup trop ‘’français’’ de prendre les problèmes systématiquement à l’envers. L’hôpital public n’est de toute façon pas dans une logique économique, il est à disposition de toute personne nécessitant quelques soins que ce soit, sans attendre un retour sur la somme investie. Le volet économique incombe à sa maman, la Sécurité Sociale, et plus exactement à l’Etat. L’Etat assure, l’hôpital soigne… et les médias n’ont qu’à bien se tenir. Si eux faisaient mieux leur travail, à savoir informer, au lieu de trop systématiquement déformer, s’ils essayaient de réfléchir quelques instants sur l’impact de leurs dires sur la société, bien trop souvent victime ‘’des images en couleur’’, certaines ‘’tonalités’’ s’adouciraient.

Et puis il y a ceux qui LE rencontrent à long terme, cet hôpital. Plusieurs mois, un an, voir une vie entière. Pourquoi y sont-ils ? Oh, sûrement pas par ambition, ni par vocation, mais plutôt par nécessité ! Les malades de pathologies dégénérescentes, psychiatriques, immunitaires, neurologiques, les accidentés, les enfants malades, les grands brûlés, et tous les autres cas que j’oublie de citer, que pensent-ils de l’hôpital ? Certains vont y passer leur vie, y naître et y mourir sans avoir connu la moindre vie familiale. Vous comprendrez bien que les moyens mis en œuvre pour nourrir, soigner, accompagner, éduquer ou rééduquer, calmer, panser ou opérer n’attendent pas de contrepartie ! Pourtant, ces gens-là sont soignés, fort heureusement. Certains s’en remettent, avec plus ou moins de séquelles, d’autres pas, nous ne sommes pas tous égaux devant la maladie, ni dans la vie, du reste. Mais une chose est certaine, c’est que des moyens colossaux sont déployés afin de mettre tous les atouts de votre côté. Et si un établissement ne dispose pas des possibilités adaptées, il vous redirige vers celui pourra répondre à votre besoin, bien avant de réfléchir aux sommes engagées. Dans mon trop banal cas, l’hôpital de Draguignan a géré l’urgence puis redirigé sur St Roch. Opéré et stabilisé, c’est à Renée Sabran qu’a été confiée la mission de me rééduquer, car c’est leur spécialité. Et aucun des 3 établissements n’a négocié le prix, ni demandé de caution, de dépôt de garantie. Une carte vitale, et j’oserais dire parallèlement à l’action, pas avant, c’est tout ce qu’il m’a été demandé.

Ce qu’il est dommage de constater, c’est ‘’la mise sous tutelle’’ de la partie ‘’santé’’ par la partie ‘’gestion’’. Quelque part, un hôpital est l’amalgame d’un centre de soin et d’un centre de gestion. Et c’est dans l’absolu presque un administrateur qui explique au médecin de quelle manière SON patient doit être soigné, et pire que tout, d’ici quelques mois, il lui expliquera même COMBIEN DE TEMPS ce même médecin devra le soigner ! Mais l’administrateur se garde bien de rendre visite aux patients, ni de venir voir dans quelles conditions travaillent les équipes, de toute façon beaucoup trop nombreuses à ses yeux. L’administrateur ne fait pas de garde les week-ends, n’opère pas la nuit, ne tient pas le haricot du père Dupond à 2 heures du matin ! Il gère les comptes, pas l’urgence !

Je n’apporte aucune solution en écrivant ceci, j’en suis conscient. Mais ne pas en parler et laisser la situation se dégrader est terrible. La solution, s’il en est une, n’est certainement pas dans la seule gestion de l’hôpital, en réduisant le personnel, en fermant des services, des maternités, voir des établissements, mais bel et bien dans la gestion de la santé, de sa prise en charge, tant individuellement qu’administrativement. Ne vous trompez pas de cible, il y a presque un administratif pour 2 soignants !!! Ils ne coûtent rien, eux ? Et de réformes en restrictions budgétaires, cette institution se meurt, asphyxiée par un problème qui ne la concerne pas… complètement.

Je n’ai malheureusement aucune compétence en gestion, et je le regrette. Je n’ai que des idées. Là, à froid, j’en ai une pour ‘’l’après hôpital’’. Récupérer les locaux désaffectés pour les transformer en crématoriums publics, et aménager les chambres pour que l’on puisse y déposer les urnes des trop nombreuses personnes qui vont inévitablement mourir, faute de soins et de moyens et/ou de proximité, lorsque l’hôpital sera lui, déjà mort.

Fabrice.

Hopital

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