Archive pour septembre 2009

Sport de riche, ou bonne poire ?

e.motion

J’envisage de changer de fauteuil roulant, et principalement dans le but d’augmenter mon autonomie. Car le maître mot du handicap est l’autonomie, ce qui revient un peu à dire ceci : la véritable indépendance est de pouvoir choisir de qui dépendre !

Je développe : fauteuil = jambes, moteur = bras ⇒ autonomie = liberté. Tétraplégique, la puissance (!) musculaire de mes membres supérieurs est extrêmement limitée, et la répercussion immédiate se fera naturellement sur l’accessibilité. La moindre pente n’est simplement pas absorbable à la montée, ou, pire encore, ingérable à la descente, puisque pas de mains se traduit par… pas de freins ! Et comme je n’ai pas forcément envie d’avoir une âme secourable en permanence à mes côtés (autonomie), que ma vocation n’est pas non plus d’aller systématiquement me placarder contre les murs, je cède très volontiers cette place aux politiques, qui eux en sont assez friands, je pense avoir trouvé une alternative intéressante en terme de matériel. Le compromis entre le fauteuil électrique (oisiveté est mère de tous les vices), et le manuel avec sa dépendance: le système d’assistance électrique E-MOTION de chez ALBER.

Ce sont des roues qui viennent remplacer les roues d’origines d’un fauteuil manuel à l’aide d’adaptations simples. Ces roues sont pourvues de batteries et de servo-moteurs actionnés via des capteurs en place sur les mains courantes. Divers réglages sont possibles en terme de puissance comme de sensibilité, pouvant ainsi corriger le déséquilibre entre les deux membres. L’effet des servo-moteurs se fait tant en avant qu’en arrière, donnant de la force motrice ou du freinage. L’outil (presque) parfait.

Alors me direz-vous, où se trouve le « mais » ? Et bien tout simplement au dos de la brochure du constructeur, qui, soit dit en passant est très exhaustive ! La paire de roue coûte la bagatelle de 6 900 € TTC (six mille neuf cents €uros !). La paire de roue, pas le fauteuil complet ! A ces 7 000 €, il faut bien sûr rajouter un fauteuil digne de ce nom, et suffisamment éprouvé pour ne pas « faire les frais » d’une mauvaise compatibilité. Je pense dans mon cas un Küschall K4 (si compatible !), dont le tarif est de 3 950 € TTC. Bon, le coussin, je l’ai et le conserve, ce qui économisera 680 € TTC.

Calculons ! Roues + fauteuil = 6 900 + 3950 = 10 850 €uros. Je vous rappelle qu’il s’agit là d’un (excellent) fauteuil MANUEL, pas d’un superbe électrique qui verticalise et fait lit ! Je ne peux m’empêcher de comparer ce tarif pour le moins démesuré au marché de l’automobile :

Peugeot 107 neuve : 6 990 €.

Citroën C1 neuve :  6 750 €

Renault Twingo neuve : 6 990 €

Il y a encore beaucoup d’autres exemples, mais tout de même. Notez qu’à ce prix, une prime à la casse de 1 000 € et un bonus écologique de 700 € ont été retiré. Et quand bien même, cela mettrait ces véhicules aux environs des 8 700 €, soit encore 2 000 € moins cher que le fauteuil complet, qui lui n’a ni toit, ni portières,  et qu’une seule place assise, interdisant tout co-voiturage ! Il ne bénéficie pas non plus du bonus écologique bien qu’hyper bio, ni de la prime à la casse (euh… ni pour moi, du reste, alors que l’on m’a bien cassé pour en arriver là), et aucune reprise de mon ancien fauteuil n’est envisageable.

Une fois de plus, cela démontre que le marché du handicap reste un marché aussi juteux que fermé, et, le plus insupportable, un marché qui profite un peu trop de notre nécessité, de notre dépendance. Ce qui coûte 1 € coûtera 10 € lorsqu’il sera destiné à une personne handicapé. Tout sera évoqué : petite série, spécificité du produit, droit de conseil de l’orthopédiste, homologations, etc…  Ce qui n’est pas vraiment faut, sans doute. Mais de là à vendre une paire de roues 7 000 €…

Je vais demander à mon revendeur si la vaseline est offerte, ou bien une boîte d’anti-nauséeux, histoire de faire passer la pilule. Mais… vraiment sans conviction.

Vos réactions m’intéressent.

Fabrice

nouvelle-citroen-c1

2 commentaires

Atmosphère, atmosphère !

Taxe carbone, taxe, car bonne !

Sans vouloir faire à tous prix de l’humour à deux balles, ils commencent vraiment “à nous pomper l’air”, avec cette taxe ! Le fond du problème n’est-il pas le réchauffement global ? Depuis combien d’années, pour ne pas parler de décennies, certains scientifiques hurlent-ils que nous courons à notre perte, à vouloir toujours plus que ce que la Terre peut fournir ? Je n’arrive pas à voir le bien fondé de cette nouvelle taxe avenir à venir. Il s’agirai donc de s’acquitter d’une taxe proportionnelle à la quantité de CO2 rejetée par nos véhicules, ainsi que le type d’énergie avec laquelle nous nous chauffons. N’est-ce pas la planète qui a besoin de se refaire une santé, plutôt que l’Etat ? A qui va réellement profiter ce prélèvement ?

Changeons simplement d’énergie ! Développons l’hydrogène, la pile à combustible, les batteries à ultra-haute capacité, l’éolien, la supraconduction, le solaire, etc… Oui, mais encore faut-il d’abord créer les types de taxes vraiment appropriées, être certain de leur application, surtout de leur rapport, et enfin, s’autoriser à penser comment sauver le monde avant que la Côte d‘Azur n’est disparue sous la mer. Quel manque à gagner, pardon, je voulais dire : quel désordre !

En fait, les choses se répètent, et il est à chaque fois nécessaire de faire porter aux autres le chapeau, ou plutôt le bonnet d’âne. Les banques se vautrent (Crédit Lyonnais, Adidas), les contribuables paient. Jusqu’à la fameuse pomme croquée dans le Jardin d’Eden, dont on veut encore aujourd’hui nous en faire assumer les conséquences, au point de déclencher… des guerres ! En gros, l’Etat attend que la France soit au plus bas, que le taux de chômage augmente, pour expliquer aux citoyens qu’ils doivent se préparer à être, une fois de plus, taxés, et ce afin de mieux vivre les prochaines canicules. Bon, OK, c’est pour sauver la planète. Quoi, on nous aurait menti ? Comment ça, la vignette qui était pour les vieux, je ne vois pas le rapport. Ah, si ! Ils n’en ont jamais bénéficié, c’est vrai. Bon, c’est oublié depuis, puisqu’après être vieux, logiquement, on meurt, donc il devrait y avoir prescription. Paix à leurs âmes, peuchère.

Et puis l’écologie, l’environnement, c’est le cheval de bataille des Verts, en toute logique ? Ah, oui, mais là, nous parlons d’argent plus que de développement durable, et il ne faut pas TOUT mélanger, chacun son domaine de compétence. Coluche dirait : “Circulez, y’a rien à voir !” . Ce n’est pas, à mon humble avis, en taxant le contribuable que nous diminuerons efficacement les émissions de gaz à effets de serre. Une fois de plus, nous sommes en plein paradoxe : croissance et développement durable, deux axes qui ne sont pas fait pour s’entendre. D’un côté, il est salutaire de consommer, de dépenser, pour ne pas fermer les usines qui emploient (et polluent), et de l’autre, il ne faut plus rouler en voiture si l’on emmène pas ses 3 voisins et que l’on s’abstient de mettre la climatisation.

C’est un problème de fric, un point c’est tout. Tournons autour du pot, le fond est simple : l’homme est aussi stupide que cupide. Les salaires de notre gouvernement ne seront jamais taxés pour cette noble cause, puisque l’erreur, la pollution, et finalement presque tous les problèmes, viennent essentiellement de nous, le Peuple. Et puis pourquoi faire de la prévention gratuite, alors qu’il est plus profitable de faire de la répression payante. L’Homme court à sa perte, c’est bien connu. Au fait, pourquoi court-il ?

Fabrice

 

Terre

Pas de commentaire