Temps imparti.


Lorsque l’on demanda au Dalaï Lama ce qui le surprenait le plus dans l’humanité, celui-ci répondit :

« Les hommes !….. parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de

l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé.

Et, à penser anxieusement au futur ils oublient le présent, de telle sorte,

qu’ils finissent par non-vivre ni le présent ni le futur.

Ils me semblent vivre comme s’ils n’allaient jamais mourir…

Et meurent finalement, comme s’ils n’avaient jamais vécu » .

Et c’est si vrai ! Egalement beaucoup plus facile à dire qu’à mettre en pratique. Notre vie ‘’moderne’’ est une véritable course contre la montre… perdue d’avance. Le temps est une chose que nous ne pouvons pas contrôler, fort heureusement, car ce serait de toute évidence une source de conflit supplémentaire !

 

Il m’aura bien fallu 36 mois pour pouvoir justement comprendre, et surtout apprendre à me détacher du besoin impérieux de ‘’tuer le temps’’, faute de pouvoir le rattraper. J’étais très ‘’formaté’’, et il y avait toujours quelque chose de prioritaire à faire, des clients à rencontrer, des devis en attente. Un peu à la manière du fumeur qui arrêtera forcément demain, le travailleur passe vite à côté des priorités existentielles. Et pourtant, nous prendrons bien le temps de mourir. Serons-nous prêts ? Emmène-t-on sa fortune, son entreprise, sa voiture ou sa résidence secondaire ? Mon père répétait souvent : « Certains hommes doivent être si riches, que ça doit les ennuyer de mourir ! »

 

Il suffit de penser à ce que l’on n’aurait pas eu le temps de faire si… tout s’arrêtait là… ou demain. Qu’aurait-on aimé dire à un proche, à ses enfants ? Combien d’actes manqués ? « Il a emporté son secret dans la tombe ! » Voilà un bel exemple de manque de communication. Peut-être que la révélation du secret était prévue pour le lendemain !

Le temps qui nous emmène vers une inéluctable fin est décompté à chaque seconde, et c’est la même chose pour tous. La seule inconnue est l’ultimatum. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut plus travailler, plus rien construire, pour ne vivre que dans l’attente de cette mort… qui de toute façon arrivera ! Mais profiter de chaque instant comme une chance unique, précieuse, comme un trésor.

 

Car même si ce n’est vraisemblablement pas prévu pour bientôt… tic-tac, tic-tac, tic-tac… ‘’Le souvenir de la mort est pire que la mort. Et pire que la mort est l’annonce de la mort.’’ (J.F. Deniau)

Et le temps s’échappe…

Fabrice.horloge-probe

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